Classe de mer J4

Jour 4

Dernier jour, entre tir à la corde et vœux de retrouvailles

L’esprit d’équipe au cœur de l’arène

Le réveil de ce dernier jour à Terre-de-Bas a un parfum particulier. Pas de place pour la nostalgie immédiate, car la matinée commence sur les chapeaux de roues avec deux heures intenses dédiées aux traditions. Sur la grande pelouse verdoyante, sous un ciel d’un bleu éclatant, les élèves se rassemblent en cercle. L’énergie est palpable.

Le programme fait la part belle aux jeux d’antan :

La course en sac : Une discipline olympique revisitée où la coordination et l’équilibre précaire des élèves ont offert un spectacle mémorable.

Entre sauts de grenouille héroïques et chutes synchronisées dans l’herbe, les rires ont rapidement fusé.

Les brouettes mécaniques : Une autre épreuve de force et de vitesse où l’on pousse des structures en bois équipées d’une roue.

L’engagement physique est total, chacun voulant mener son équipe à la victoire.

Le tir à la corde : Le point d’orgue de la matinée. Les visages se concentrent, les muscles se tendent, et les encouragements résonnent dans toute la plaine. C’est l’aventure humaine dans toute sa splendeur : l’union fait la force, et chaque centimètre de corde gagné est une victoire d’équipe.


L’épreuve ultime du « Tetris » et les derniers instants.

Après l’effort, retour à la réalité logistique. Les deux heures de jeux paraissent presque simples face au défi qui attend les élèves dans les chambres : le bouclage des valises. Faire entrer quatre jours de souvenirs, de vêtements froissés et de sable blanc dans des sacs qui semblent avoir rétréci est un art complexe. Entre deux balayages vigoureux pour rendre les chambres impeccables, on assiste à des scènes dignes d’un inventaire à la Prévert : « À qui est cette chaussette ? », « Quelqu’un a vu ma casquette ? ».

Une fois le déjeuner avalé et les rangs resserrés, un calme plus contemplatif s’installe. Assis à l’ombre de la structure en bois.

Les élèves profitent des derniers instants de répit. C’est le moment de regarder une ultime fois les mornes verdoyants qui entourent Petite Anse et d’écouter le clapotis de l’eau. Les esprits s’apaisent, fatigués mais riches de souvenirs gravés à jamais.

Le chemin du retour et le grand embrasement.

Le signal du départ est donné. Direction le port pour l’attente du bateau.

Sur le quai, les regards se tournent vers le large. La traversée retour marque la fin de l’immersion saintoise, une transition rythmée par le roulis des vagues, avant de retrouver la terre ferme et de grimper dans le bus.

À mesure que le véhicule approche du collège, l’excitation remplace la fatigue. À l’extérieur, une haie d’honneur de parents trépigne d’impatience, les yeux rivés sur les vitres du bus. À l’intérieur, les élèves guettent les silhouettes familières. Dès l’ouverture des portes, c’est un raz-de-marée d’émotions : les bras s’ouvrent, les sourires s’illuminent et les accolades fusionnent. Les enfants retrouvent leurs parents avec la fierté de ceux qui reviennent d’une grande expédition, et les parents serrent contre eux leurs aventuriers, impatients d’entendre le récit de ces quatre jours inoubliables à Terre-de-Bas.

FIN